Dans les bouteilles d’eau, une présence plus inquiétante de particules de plastique

En utilisant une technique novatrice, les scientifiques de la revue PNAS ont comptabilisé en moyenne 240 000 fragments de plastique détectables par litre d’eau, après avoir testé le produit de trois marques populaires. Ce qui soulève des questions sur les conséquences pour la santé.
Publié le: 2024-01-08 23:57:22
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Selon une étude publiée lundi 8 janvier dans la revue scientifique PNAS, l’eau des bouteilles en plastique contient jusqu’à 100 fois plus de minuscules particules de plastique qu’estimé jusque-là. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont eu recours à une toute nouvelle technique utilisant des lasers, et ont comptabilisé en moyenne 240 000 fragments de plastique détectables par litre d’eau. Ils ont testé trois marques d’eau, sans révéler leur nom : « Nous pensons que toutes les eaux en bouteille contiennent des nanoplastiques, donc en mettre certaines en évidence pourrait être considéré comme injuste » , a expliqué à l’Agence France-Presse, Beizhan Yan, coauteur de l’étude. Les nanoplastiques attirent de plus en plus l’attention ces dernières années, et sont présents partout sur la planète. Les microplastiques font moins de 5 000 micromètres (soit 5 millimètres), tandis que les nanoplastiques font eux moins d’un micromètre. Ils sont si petits qu’ils peuvent entrer dans le système sanguin et donc jusque dans les organes, dont le cerveau et le cœur. Les résultats ont montré que chaque litre contenait entre 110 000 et 370 000 particules par litre, dont 90 % de nanoplastiques, le reste étant des microplastiques. Le type le plus communément retrouvé était le nylon – provenant probablement de filtres en plastique utilisés pour purifier l’eau –, suivi du polytéréphtalate d’éthylène (PET), dont les bouteilles sont faites. Cette étude soulève des questions sur les conséquences potentielles pour la santé. « Si les gens sont inquiets à propos des nanoplastiques dans l’eau en bouteille, il est raisonnable de considérer des alternatives, comme l’eau du robinet » , avance Beizhan Yan. Mais il ajoute : « Nous ne recommandons pas de ne pas boire d’eau en bouteille quand nécessaire, car le risque de déshydratation peut être plus grand que les conséquences potentielles de l’exposition aux nanoplastiques. » Les recherches sur les conséquences des nanoplastiques sur les écosystèmes et la santé humaine sont encore limitées, mais certaines études ont déjà mis en évidence des effets néfastes, par exemple sur le système reproductif. Les chercheurs espèrent à l’avenir tester l’eau du robinet, qui contient elle aussi des microplastiques, mais a priori en moindre quantité. Le Monde avec AFP Contribuer
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