Samsung, Huawei, Wiko… Depuis 2017, une quarantaine de téléphones au-dessus de la puissance d’émission autorisée

En cinq ans, une quarantaine de modèles ont été épinglés par l’Agence nationale des fréquences, comme l’iPhone 12 en septembre dernier. Les autorités françaises demandent à l’Europe une évolution des normes
Publié le: 2023-12-04 15:50:25
Lorem ipsum dolor sit amet consectetur adipisicing elit. Accusamus quos id harum qui eos libero fugit distinctio, iste similique quibusdam
La suspension des iPhone 12, en septembre dernier, a surpris les utilisateurs de téléphonie mobile. La sanction commerciale, exceptionnelle, a été prononcée par l’Agence nationale des fréquences (ANF) à l’encontre d’Apple, puisque le débit d’absorption spécifique (DAS) de son terminal dépassait la norme d’émissions électromagnétiques limitée à 4 W/kg. Une petite mise à jour proposée par Apple quelques jours plus tard a permis de corriger cette « anomalie » technique. Ce que les consommateurs ont moins su, c’est que l’ANF était au courant de ce dépassement depuis deux ans. Le test qui a révélé la non-conformité de l’iPhone 12, avait été effectué en 2021. Les usagers ont donc été exposés pendant deux années à des émissions dépassant le seuil autorisé avant qu’une sanction contraignante ne soit prononcée. L’ANF affirme que le déploiement de la 5G, en 2021, a retardé la procédure, là où des dossiers similaires sont traités en 7 ou huit mois. Et ce que les consommateurs savent encore moins, c’est que ce type d’interventions de l’ANF auprès des constructeurs de téléphones mobiles sont finalement assez régulières. Depuis 2017, 44 smartphones ont été épinglés par l’agence pour des dépassements de DAS, révèle RadioFrance . Wiko, Huawei, Xiaomi, Samsung et Motorola… Dans 36 cas, comme Apple, le fabricant a fait une mise à jour pour remettre en conformité son téléphone. Six autres cas ont fait l’objet d’un rappel produits. Et deux téléphones ont été retirés du marché. Depuis le cas de l’iPhone 12, deux autres modèles ont été suspendus : le Simplicity V27 de la marque Emporia et le Doogee S88 PLUS. Mais ce nombre pourrait être bien plus important si les modalités de la procédure étaient révisées. Notamment selon les recommandations de l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) : dans un avis rendu en 2019, elle recommande de tester la puissance des téléphones au contact du corps, et non pas à cinq millimètres, comme c’est le cas actuellement, afin de « représenter une situation réaliste de l’exposition ». D’autant que le test du DAS est réalisé, sans mesure simultanée des ondes Wifi ou Bluetooth auxquelles les usagers sont exposés dans le réel.
Source:

Quelques suggestions