Qui va siéger au conseil présidentiel de la science d'Emmanuel Macron ?

Le président Macron installe ce jeudi une nouvelle instance : un conseil présidentiel de la science, composé de 12 chercheurs qui l'éclaireront sur les grands enjeux scientifiques.
Publié le: 2023-12-06 18:49:45
Lorem ipsum dolor sit amet consectetur adipisicing elit. Accusamus quos id harum qui eos libero fugit distinctio, iste similique quibusdam
Après une longue séquence internationale, Emmanuel Macron a ouvert cette semaine plusieurs rendez-vous autour de la science, de la recherche et du plan d’investissements France 2030 pour lequel il va effectuer un déplacement à Toulouse lundi 11 décembre. Ce jeudi, il doit recevoir à l'Elysée plusieurs centaines de chercheurs et d’entrepreneurs pour parler d'avenir et d'innovation. Emmanuel Macron installera également ce jeudi le « Conseil présidentiel de la Science », une nouvelle instance placée auprès de lui et composée de douze chercheurs qui auront vocation à le conseiller sur les sujets scientifiques et l’aider dans la mise en œuvre des politiques publiques, selon l’Élysée. Ce nouveau conseil scientifique rappelle autant le Conseil scientifique Covid créé au moment de la pandémie et présidé par le professeur Delfraissy que le Council for Science and Technology qui conseille le Premier ministre britannique sur les questions scientifiques et sur l’innovation. Le nouveau conseil n'aura pas de président et il ne concurrencera pas les autres instances comme l'Académie des sciences qui éclairent le débat public. Le Conseil présidentiel de la Science donnera des avis au Président qui ne sont pas rendus publics. L'Élysée a détaillé ce mercredi soir la composition de cette instance composé de 12 chercheurs de renoms représentants un large panel de disciplines. Directeur de la recherche de Gustave Roussy depuis 2020. Oncologue, professeur de médecine à l’université Paris-Saclay, ses travaux mettent en œuvre différents axes complémentaires de la recherche en oncologie, notamment la bio-informatique et les biotechnologies. Il est classé parmi les 25 personnalités les plus influentes dans le domaine de la médecine de précision par le think tank BIS Research. Il a été distingué par les prix Young Investigator et Career Development Award de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO). Il est rédacteur en chef de la prestigieuse revue internationale Annals of Oncology. En 2021, il est lauréat du Outstanding Investigator Award for Breast Cancer Research décerné par le SABCS et l’American Association for Cancer Research (AACR). Membre de l’Académie des Sciences depuis 2007, professeur à l’UPMC et à l’University College London. Médecin ophtalmologiste, ses travaux portant sur la compréhension des mécanismes de perte de la vision centrale ont abouti à l’identification d’une protéine qui permet la prévention de la perte de vision centrale, et sa préservation dans les rétinopathies pigmentaires. Il a aussi contribué au développement de la thérapie génique pour la neuropathie optique de Leber ou la thérapie optogénétique ; il est également pionnier dans la recherche sur les rétines artificielles et les thérapies régénératrices de l’œil. Il a fondé en 2008, puis dirigé l’Institut de la Vision Paris jusqu’en 2021. Il a reçu de nombreuses distinctions, dont la Médaille de l’innovation du CNRS en 2012. Responsable de l’équipe de recherche « Diversité moléculaire des microbes » au sein de l’unité « Évolution et ingénierie de systèmes dynamiques » de l’Inserm. Chercheuse en microbiologie, ses recherches portent sur l’identification de systèmes antiviraux bactériens. Jusqu’en 2018, seulement 3 systèmes antiviraux bactériens étaient connus dont deux ont mené à des révolutions biotechnologiques (Restriction-Modification et CRISPR). Une partie du travail d’Aude Bernheim a révélé l’existence de 80 nouveaux systèmes antiviraux. Engagée en faveur de l’égalité hommes-femmes dans les sciences et de la promotion de l’esprit scientifique à l’égard de la jeunesse par la création de l’association WAX Science (What About Xperiencing Science), elle reçoit le prix du Collège de France pour les jeunes chercheuses et les jeunes chercheurs pour sa première édition en 2022. Membre de l’Académie des Sciences depuis 2019 et directrice de recherche CNRS à l’Institut de recherche en informatique fondamentale IRIF. Chercheuse en informatique et en mathématiques, ses travaux portent sur les algorithmes approchés pour des problèmes d'optimisation combinatoire NP difficiles. Elle s’intéresse actuellement plus particulièrement aux algorithmes sociétaux et à la modification des critères d'évaluation nécessitée par leurs impacts sur les personnes. Elle a notamment proposé un modèle pour le phénomène du plafond de verre pour les femmes dans les collaborations entre doctorants et directeurs de thèse. Elle a également participé à la conception des algorithmes de la plateforme Parcoursup. Elle a reçu la médaille d’argent du CNRS en 2019. Membre de l’Académie des sciences depuis 2013 et directrice de recherche du CNRS au Laboratoire d’Ecologie Alpine. Écologue, ses travaux portent sur le fonctionnement et la dynamique des écosystèmes, Elle est pionnière dans la définition et l’analyse des services qu’ils rendent aux sociétés humaines. Elle a ainsi montré que l’altération de la biodiversité et des écosystèmes due aux changements globaux a des impacts sociétaux et économiques quantifiables. Elle a été membre des évaluations nationales et internationales de la biodiversité et des services écosystémiques et du comité interdisciplinaire d’experts de l’Ipbes. Elle a reçu la Médaille d’or du CNRS en 2023. Président honoraire de Toulouse School of Economics, directeur scientifique de TSE-Partenariat à Toulouse, membre fondateur de l’Institute for Advanced Study in Toulouse (IAST). Économiste, ses recherches portent sur l'organisation industrielle, la réglementation, la théorie des organisations, la théorie des jeux, la finance, la macro-économie, et la psychologie. Il est professeur invité au MIT, membre de l'Institut de France. Il a reçu de nombreuses distinctions internationales, dont la médaille d’Or du CNRS en 2007, et le Prix 2014 de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel. Professeur à la faculté des sciences de l'université de Genève depuis 2013 et professeur permanent à l’Institut des hautes études scientifiques (IHES). Mathématicien, ses travaux portent sur la branche mathématique de la physique statistique. Plus particulièrement, il étudie les transitions de phases, c’est-à-dire les changements brusques des propriétés de la matière (par exemple le passage de l’état gazeux à l’état liquide de l’eau). Il utilise la théorie des probabilités pour analyser des modèles mathématiques décrivant des phénomènes physiques tels que la magnétisation, les polymères et la porosité des matériaux. En utilisant des connexions profondes entre ces modèles et en développant une théorie de la percolation dite dépendante, il a obtenu des résultats transformateurs sur ces modèles classiques. Pour ses travaux, il se voit décerner la médaille Fields 2022. Président du Campus Condorcet depuis 2022, ancien directeur de l’ENS Saclay, Professeur de sociologie. Ses travaux de recherche visent la construction d’une théorie sociologique de l’entrepreneur et l’établissement de protocoles d’enquêtes pour comprendre les activités concrètes de direction d’entreprise et de réalisation de profits. Ils entendent montrer la diversité des profils d’entrepreneurs et en proposer une typologie. Médaillé de bronze du CNRS en 2003, il est également membre honoraire de l’Institut universitaire de France. Directeur de l’Institut de recherche sur les civilisations de l’Occident moderne à l'Université Paris Sorbonne. Historien moderniste, ses travaux portent sur l’histoire des relations internationales, de la diplomatie et des sociétés de cour à l’époque moderne, en particulier sous le règne de Louis XIV. Professeur d’histoire à Sorbonne Université, il est aussi président de l’Association des historiens modernistes des universités françaises depuis 2008 Il est membre de l’Institut de France et de l’Académie des sciences morales et politiques. Directrice de recherche au Laboratoire de photonique et nanostructures du CNRS depuis 2011 et Professeur de Mécanique Quantique à l’Ecole Polytechnique depuis 2014. Physicienne, ses activités de recherche se situent à l’interface entre les nanosciences, la physique des semiconducteurs et l’optique quantique. Son équipe a développé des sources de lumières quantiques d’efficacité record. Elle est également co-fondatrice de la société Quandela, commercialisant les sources de photons uniques et en charge de favoriser le transfert industriel au sein du DIM SIRTEQ consacré aux technologies quantiques en Ile-de-France. Elle reçoit la Médaille d’Argent du CNRS en 2014 et est nommée au grade de Fellow de la Société d’Optique Américaine (OSA) en 2018. Professeure au Collège de France depuis 2010, Titulaire de la chaire de Métaphysique et philosophie de la connaissance. Philosophe, ses travaux portent sur l’épistémologie. Proposant une nouvelle définition de la connaissance, elle a aussi précisé le sens du concept de connaissance pratique et rappelé les liens étroits qui existent entre la connaissance et la démocratie entendue comme un espace de vérité et de raisons. Ses travaux récents interrogent les relations qui se sont tissées au cours de l’histoire entre l’ontologie et la sémiotique. Elle est membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Directeur de recherches émérite au CNRS, Professeur à l'Institut d'Optique Graduate School (Université Paris-Saclay) et à l'Ecole Polytechnique. Physicien, ses recherches portent sur des situations où les prédictions de la mécanique quantique sont très éloignées de l'intuition. Ces travaux ont contribué à l'émergence des technologies quantiques, en particulier la cryptographie quantique et les simulateurs et ordinateurs quantiques. Il a reçu la médaille d'or du CNRS (2005), le prix Balzan sur l'information quantique (2013), la médaille d'or Niels Bohr (2013), la médaille Albert Einstein (2013), la médaille Ives de la société d'optique d'Amérique (2013). Alain Aspect s’est vu décerner le prix Nobel de physique en 2022 par l'Académie royale des Sciences de Suède.
Source:

Quelques suggestions